Profil:
Nom:
Etienne Tshisekedi wa Mulumba
Âge : 79 ans
Son combat : l’instauration d’un État de droit en République
démocratique du Congo.
Sa vision : Un Congo prospère,
uni, vivant en bonne
intelligence avec ses voisins et
ayant sa vraie place dans le concert des
nations.
Occupation:
Homme politique congolais. Président de l’union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Union pour la Démocratie et le Progrès Social: Principal parti de l’opposition en République démocratique du Congo. Parti ayant une assise dans
l’ensemble du territoire national et prônant le dialogue et la non violence comme moyen de lutte politique. Son idéologie est fondée sur la démocratie et le progrès social. Sa lutte vise l’instauration d’un État de droit en République démocratique du Congo.
M. Tshisekedi en est l’un des fondateurs en 1982, alors qu’il siégeait comme député à L’Assemblée Nationale du Zaïre (Parlement). Avec 12 autres de ses collègues parlementaires et au plus fort du régime dictatorial de Mobutu, il réclame le multipartisme, pendant que l’idéologie prônée par le Mouvement Populaire de la Révolution, érigé en parti unique par M. Mobutu, en rejetait toute forme.
Parcours académique et politique
Premier diplômé en Droit du Congo. Université Lovanium (actuellement Université de Kinshasa) en 1961. Un an plus tôt, en 1960, soit à l’accession du Congo Belge à l’indépendance, il est déjà remarqué par les acteurs politiques de l’époque qui lui confient le poste de Commissaire général adjoint (équivalent de vice-ministre) à la justice. Cela fait de lui un membre du gouvernement provisoire mis en place par M. Mobutu, à la suite de son coup d’État contre le Président Kasa Vubu.
De 1961 à 1965, Etienne Tshisekedi exerce la fonction de recteur de l’École nationale d’Administration (ENDA).
En 1965, il dirige le ministère de l’intérieur et des affaires coutumières au gouvernement mis en place par le général Président Mobutu.
En 1967, il est parmi les rédacteurs de la première constitution du Congo à Luluabourg (actuellement ville de Kananga, dans la province du Kasaï occidental).
En 1967 toujours, il est corédacteur du Manifeste de la N’sele, le document qui définit le modèle d’une société juste, démocratique et équitable pour le bénéfice des Congolais. Ce document constitue aussi le projet de société du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) qui deviendra par la suite un parti unique par la seule volonté de M. Mobutu. En décembre 1980, M. Tshisekedi et d'autres parlementaires rédigent une lettre ouverte à Mobutu, la lettre dite des 13 parlementaires où ils dénoncent la dérive dictatoriale de M. Mobutu et réclament l’avènement du multipartisme comme cela a été prévu dans le Manifeste de la N’sele. Cette témérité leur vaudra une répression pour certains et pour d’autres des exactions de tous genres dont l’élimination physique, l’emprisonnement et la relégation sous surveillance militaire dans des villages reculés du pays.
En 1982, M. Tshisekedi reprend son combat. Il cofonde l'UDPS avec certains de ses anciens collègues parlementaires. Il est de nouveau arrêté et emprisonné. Pour le discréditer, M. Mobutu le fait déclarer détraqué mental avec certificats médicaux à l’appui.
En 1990, la pression populaire sur M. Mobutu s’amplifie grâce au leadership de M. Tshisekedi. Le 24 avril1990, M. Mobutu cède aux exigences de l’UDPS et proclame le multipartisme. Le président Mobutu tente de se rapprocher de nouveau de M. Tshisekedi en lui offrant le poste de premier ministre. Ce dernier rejette l’offre et déclare vouloir obtenir un pouvoir légitimé par le peuple. À la faveur des négociations politiques, M. Tshisekedi accepte de diriger la primature, non sans difficulté,
à cause des interférences de M. Mobutu et ses proches. Ses fonctions dureront de septembre à novembre 1991, à peine trois mois au bout desquels le pays plonge à nouveau dans le chaos avec des pillages orchestrées par M. Mobutu et son armée.
Au cours de la même année, les forces politiques du changement exigent la tenue d’une conférence nationale chargée de faire l’autopsie de la situation générale du pays et de proposer des solutions durables à sa refondation. L’UDPS et ses alliés de l’époque obtiennent de haute lutte la tenue de ce forum, après plusieurs mois de résistance de M. Mobutu et de sa famille politique. La conférence nationale consacrée souveraine élit le 15 août 1992 M. Etienne Tshisekedi premier ministre, chargé de mener à terme les résolutions prises par ce forum, notamment la réforme de la justice, de l’armée, de la fonction publique ainsi que le redressement de la situation économique du pays.
Mécontent, M. Mobutu choisit de nouveau d’aller à l’encontre de la volonté populaire et des résolutions de la Conférence nationale. Il démet M. Tshisekedi de son poste de premier ministre le 5 février 1993, lui préférant des hommes de main, respectivement messieurs Mulumba Lukoji, Nguz Karl-i-Bond, Kengo Wa Dondo, Mungul Diaka, Faustin Birindwa, et Likulia Bolongo qui tour à tour animent la longue et infructueuse transition politique congolaise jusqu’à l’arrivée de la rébellion armée menée par feu le Président Laurent Désiré Kabila.
En 1997, lors de l’entrée de ce dernier à Kinshasa avec l’appui des gouvernements rwandais et ougandais, M. Tshisekedi dénonce une trop forte présence étrangère, notamment celle des armées des pays voisins dans l’est de la RDC, dans la gestion courante du Zaïre, entretemps rebaptisé République démocratique du Congo. Cette dénonciation lui occasionnera une nouvelle arrestation et la relégation dans son village d’origine.
En 2005 et 2006, il appelle respectivement au boycott du référendum constitutionnel et des élections générales organisée sous la présidence de Joseph Kabila et dont l’UDPS qualifie le processus de biaisé. M. Tshisekedi justifie ce boycott par le fait que les conditions d’une élection transparente et crédible ne sont pas réunies, malgré l’apport financier très important de la communauté internationale.
En Décembre de l’année dernière, M. Etienne Tshisekedi annonce sa candidature à l’élection présidentielle prévue en novembre 2011 en RDC. Il dit ne pas vouloir rester insensible à l’appel de la population qui garde espoir en lui. Ne pas y répondre, dit-il, correspond à la non assistance à personne en danger. Il entreprend depuis une tournée qui le conduira jusqu’en Amérique du Nord et notamment au Canada, pays qui compte parmi les plus importants pourvoyeurs des fonds dans ce processus électoral par l’entremise de l’ONU, pour expliquer les enjeux des prochains scrutins en RDC, lesquels sont à ses yeux capitales pour l’avenir de ce pays et de ses 70 millions d’habitants.
Homme politique congolais. Président de l’union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Union pour la Démocratie et le Progrès Social: Principal parti de l’opposition en République démocratique du Congo. Parti ayant une assise dans
l’ensemble du territoire national et prônant le dialogue et la non violence comme moyen de lutte politique. Son idéologie est fondée sur la démocratie et le progrès social. Sa lutte vise l’instauration d’un État de droit en République démocratique du Congo.
M. Tshisekedi en est l’un des fondateurs en 1982, alors qu’il siégeait comme député à L’Assemblée Nationale du Zaïre (Parlement). Avec 12 autres de ses collègues parlementaires et au plus fort du régime dictatorial de Mobutu, il réclame le multipartisme, pendant que l’idéologie prônée par le Mouvement Populaire de la Révolution, érigé en parti unique par M. Mobutu, en rejetait toute forme.
Parcours académique et politique
Premier diplômé en Droit du Congo. Université Lovanium (actuellement Université de Kinshasa) en 1961. Un an plus tôt, en 1960, soit à l’accession du Congo Belge à l’indépendance, il est déjà remarqué par les acteurs politiques de l’époque qui lui confient le poste de Commissaire général adjoint (équivalent de vice-ministre) à la justice. Cela fait de lui un membre du gouvernement provisoire mis en place par M. Mobutu, à la suite de son coup d’État contre le Président Kasa Vubu.
De 1961 à 1965, Etienne Tshisekedi exerce la fonction de recteur de l’École nationale d’Administration (ENDA).
En 1965, il dirige le ministère de l’intérieur et des affaires coutumières au gouvernement mis en place par le général Président Mobutu.
En 1967, il est parmi les rédacteurs de la première constitution du Congo à Luluabourg (actuellement ville de Kananga, dans la province du Kasaï occidental).
En 1967 toujours, il est corédacteur du Manifeste de la N’sele, le document qui définit le modèle d’une société juste, démocratique et équitable pour le bénéfice des Congolais. Ce document constitue aussi le projet de société du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) qui deviendra par la suite un parti unique par la seule volonté de M. Mobutu. En décembre 1980, M. Tshisekedi et d'autres parlementaires rédigent une lettre ouverte à Mobutu, la lettre dite des 13 parlementaires où ils dénoncent la dérive dictatoriale de M. Mobutu et réclament l’avènement du multipartisme comme cela a été prévu dans le Manifeste de la N’sele. Cette témérité leur vaudra une répression pour certains et pour d’autres des exactions de tous genres dont l’élimination physique, l’emprisonnement et la relégation sous surveillance militaire dans des villages reculés du pays.
En 1982, M. Tshisekedi reprend son combat. Il cofonde l'UDPS avec certains de ses anciens collègues parlementaires. Il est de nouveau arrêté et emprisonné. Pour le discréditer, M. Mobutu le fait déclarer détraqué mental avec certificats médicaux à l’appui.
En 1990, la pression populaire sur M. Mobutu s’amplifie grâce au leadership de M. Tshisekedi. Le 24 avril1990, M. Mobutu cède aux exigences de l’UDPS et proclame le multipartisme. Le président Mobutu tente de se rapprocher de nouveau de M. Tshisekedi en lui offrant le poste de premier ministre. Ce dernier rejette l’offre et déclare vouloir obtenir un pouvoir légitimé par le peuple. À la faveur des négociations politiques, M. Tshisekedi accepte de diriger la primature, non sans difficulté,
à cause des interférences de M. Mobutu et ses proches. Ses fonctions dureront de septembre à novembre 1991, à peine trois mois au bout desquels le pays plonge à nouveau dans le chaos avec des pillages orchestrées par M. Mobutu et son armée.
Au cours de la même année, les forces politiques du changement exigent la tenue d’une conférence nationale chargée de faire l’autopsie de la situation générale du pays et de proposer des solutions durables à sa refondation. L’UDPS et ses alliés de l’époque obtiennent de haute lutte la tenue de ce forum, après plusieurs mois de résistance de M. Mobutu et de sa famille politique. La conférence nationale consacrée souveraine élit le 15 août 1992 M. Etienne Tshisekedi premier ministre, chargé de mener à terme les résolutions prises par ce forum, notamment la réforme de la justice, de l’armée, de la fonction publique ainsi que le redressement de la situation économique du pays.
Mécontent, M. Mobutu choisit de nouveau d’aller à l’encontre de la volonté populaire et des résolutions de la Conférence nationale. Il démet M. Tshisekedi de son poste de premier ministre le 5 février 1993, lui préférant des hommes de main, respectivement messieurs Mulumba Lukoji, Nguz Karl-i-Bond, Kengo Wa Dondo, Mungul Diaka, Faustin Birindwa, et Likulia Bolongo qui tour à tour animent la longue et infructueuse transition politique congolaise jusqu’à l’arrivée de la rébellion armée menée par feu le Président Laurent Désiré Kabila.
En 1997, lors de l’entrée de ce dernier à Kinshasa avec l’appui des gouvernements rwandais et ougandais, M. Tshisekedi dénonce une trop forte présence étrangère, notamment celle des armées des pays voisins dans l’est de la RDC, dans la gestion courante du Zaïre, entretemps rebaptisé République démocratique du Congo. Cette dénonciation lui occasionnera une nouvelle arrestation et la relégation dans son village d’origine.
En 2005 et 2006, il appelle respectivement au boycott du référendum constitutionnel et des élections générales organisée sous la présidence de Joseph Kabila et dont l’UDPS qualifie le processus de biaisé. M. Tshisekedi justifie ce boycott par le fait que les conditions d’une élection transparente et crédible ne sont pas réunies, malgré l’apport financier très important de la communauté internationale.
En Décembre de l’année dernière, M. Etienne Tshisekedi annonce sa candidature à l’élection présidentielle prévue en novembre 2011 en RDC. Il dit ne pas vouloir rester insensible à l’appel de la population qui garde espoir en lui. Ne pas y répondre, dit-il, correspond à la non assistance à personne en danger. Il entreprend depuis une tournée qui le conduira jusqu’en Amérique du Nord et notamment au Canada, pays qui compte parmi les plus importants pourvoyeurs des fonds dans ce processus électoral par l’entremise de l’ONU, pour expliquer les enjeux des prochains scrutins en RDC, lesquels sont à ses yeux capitales pour l’avenir de ce pays et de ses 70 millions d’habitants.








